Une partie de cache-cache

Copyright Photo : Capri23auto

Ce midi, un ami me suggère de profiter du beau temps, de m'asseoir sur un banc pour observer les oiseaux. Il me connaît et sait que ce genre de chose me fait du bien. L'idée me plaît et me remonte le moral.

Mais la fatigue l'emporte. Après le repas, je tourne un peu en rond, hésitant entre partir déposer des papiers à la mutualité - ce qui me semble une véritable odyssée -, me poser sur un banc comme suggéré, lire tranquillement chez moi ou... dormir.

Finalement, j'opte pour mon lit et fais une sieste d'une heure et demie. A mon réveil, le soleil a disparu derrière les nuages ; je décide de prendre mon bouquin et de m'installer devant la fenêtre ouverte, pour au moins prendre l'air même si je ne trouve pas le courage de sortir.

J'ai une vue de rêve, par mes fenêtres. Du quatrième étage, dans les arbres tout proches qui me cachent les maisons voisines, je peux voir les perruches tracer des lignes et les pigeons des courbes. Alors que j'observe l'un de ces dodus volatiles, un éclair roux accroche mon regard.

Voilà l'écureuil, que j'ai souvent l'occasion de voir. C'est un privilège, j'en suis bien consciente, et je m'en régale. A l'heure où j'écris ceci, je peux le voir encore sauter de branche en branche. Il disparaît, puis réapparaît. Mignon à croquer.

Le plus comique c'est qu'il est aussi hyperactif que je suis, pour l'instant, léthargique. Et qu'il arbore une parure rousse parfaitement assortie au turban que je me suis choisi aujourd'hui.

Il y a au moins quinze personnes à qui j'ai promis qu'on irait boire un verre un de ces jours et je me rends compte, avec gêne, que c'est difficile de trouver un moment pour me voir, entre les jours de fatigue, les rendez-vous à Saint-Luc, les séjours à la côte et la distance qui parfois nous sépare. Une vraie partie de cache-cache, surtout que je repars sans doute jeudi pour la mer...

A Anne (à qui je souhaite un très heureux anniversaire, puisque c'est aujourd'hui !), à Chantal, à Estelle, à Quentin, à Hélène, et à tous ceux avec qui on s'est proposé de partager un thé, un Thaï, ou une petite papote... Sachez que je ne vous oublie pas, mais qu'il va falloir réussir à m'attraper !

Parce que c'est sûr, si observer la faune arboricole me requinque un peu, passer du temps avec ceux que j'aime, pour peu que ma santé me le permette, est un excellent remède aussi !

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