Fin de saison



Au revoir les oies, les cormorans et les poules d’eau, les veaux et les biches, les toits de chaume, les bancs de bois, les digues, les canaux et les points d’eau. Je ne sais pas quand je reviendrai ; j’aimerais que ce soit très vite, mais l’été se termine, le rythme des cures est plus soutenu et les activités reprennent.

Nous rentrons à Bruxelles donc. Je suis gavée d’iode (grâce à la mer) et de vitamines (grâce à ma mère). J’ai des kilomètres dans les pattes, à pédaler sur les chemins du littoral. Ce troisième gin est mieux passé que les deux premiers, et mon moral remonte en flèche, même si je sais que j’en ai encore neuf à m’enfiler, si on suit le plan prévu.

Moins de problèmes de peau, moins de fatigue - enfin, tout de même, je dors onze heures chaque nuit, mais la journée je tiens. Moins de courbatures aussi, je pense. Mais toujours de la rétention d’eau et le bout des doigts hypersensibles.

Évidemment, c’est un confort d’être avec mes parents, qui me poussent dans le dos quand il faut et s’occupent de tout. Étant donné l’état de mes doigts, je me trouve parfois fort dépourvue quand il s’agit de peler un oignon, ouvrir une conserve, éplucher une banane, coudre, faire la vaisselle... Il faut parfois faire preuve d’inventivité - par exemple, utiliser le manche d’une petite cuillère pour soulever la languette d’une cannette...

Il me reste plein de mails auxquels je n’ai pas encore répondu : entre deux journées à Saint-Luc et cinq à la mer, les semaines passent et mon courrier s’amoncelle. Peut-être que j’aurai un peu plus de temps pour ça la semaine prochaine... En tout cas je vous lis, et je vous remercie !

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