Vouloir trop en faire

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Peut-être que je devrais même écrire ça autrement : vouloir trop enferre ou vouloir trop enfer...

C'est la rentrée, changement de rythme, tout le monde reprend ses activités et je suis moi aussi gagnée par cette énergie. Depuis mon retour de la mer, je n'ai rien écrit sur ce blog et pour cause : je ne cesse de m'activer. Rendez-vous à la clinique, visite de l'infirmière, ménage, repas, j'ai envie de faire plein de choses, ma tête fourmille de projets, j'ai des idées à revendre...

Mais je sens bien que je ne peux pas, qu'il faut que je me repose aussi un peu, et c'est dur. Ça fait long, là... Je dois bien avouer qu'à ma façon, je suis ce genre de personne hyperactive, comme un colibri. Toujours mille choses en plan, en cours, en développement, en gestation.

On m'en a souvent fait la remarque au long des dernières années. Beaucoup de personnes m'ont déjà demandé quand je trouvais le temps d'écrire. Elles sont étonnées d'apprendre que je peins, aussi, que j'écris des chansons, joue de la guitare, anime un club de lecture... Certains sont surpris, ils ne pensaient pas que je travaillais à temps plein (avant mon incapacité de travail, s'entend). Mais comment tu t'en sors ? Je me le demande aussi, finalement !

Il y a quelques jours, j'en parlais avec ma mère, qui confirmait : "Tu dis toujours que tu as l'impression d'en faire si peu, mais moi je trouve justement que tu en fais trop, entre la peinture, la guitare, tes romans, la lecture, tes engagements à la bibliothèque et à la paroisse, c'est énorme...". Sans compter le jogging, la biodanza, les cours de chant et d'autres activités que j'ai pratiquées pendant un ou deux ans...

L'an passé, bang, le burn-out, et au début de cette année, re-bang, le cancer. Pas besoin de beaucoup d'analyse : oui, je veux trop en faire. Il va falloir un peu me limiter, souffler, garder quelques projets pour quand je serai à la retraite, je ne sais pas...

Je suis tellement frustrée à l'idée de devoir choisir. J'aime tellement m'occuper à mettre de la beauté autour de moi, à traduire en mots tout ce que je vis, ce que je ressens, ce qu'on me partage. Je ne peux quand même pas mettre de côté ni la musique, ni la lecture, ni l'écriture, ni les couleurs ni la nature ni la lumière ni... tout ce que j'aime ?

Alors, un petit peu moins de chaque chose ? Juste diminuer les doses ? Est-ce possible ? Je vais sérieusement y réfléchir en tout cas.

Car vous voyez, là, je rentre juste du bar de la plage (Gin Toxic 4/12), et j'avais une seule envie : non pas me reposer, mais écrire un article pour ce blog. Maintenant, hop, je file chez mes parents (à 300 mètres de chez moi) pour manger avec eux et... me laisser chouchouter un peu avant de rentrer dormir.

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