Rien à perdre
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| Copyright Photo : skeeze |
Si dans un couple, ou dans sa cheminée l'hiver, il est bon d'entretenir la flamme, en Australie ou après une radiothérapie, on cherchera avant tout à éteindre le feu.
Je crois que c'est ce week-end que j'ai le plus senti la brûlure - comme un coup de soleil. Il n'y a pas de cloques, ça ne fait pas vraiment mal, juste par moments, ça tirait un peu... Au final, je pense que je m'en suis bien sortie - c'est l'avis du radiothérapeute également.
Comme je l'ai déjà dit, j'ai surtout utilisé du gel d'aloe vera et de l'huile essentielle de lavande aspic, pour un effet calmant. J'ai arrêté la lavande pendant quelques jours, sur le conseil d'un médecin, car j'avais quelques petits boutons qui étaient apparus et il soupçonnait que ma peau était irritée par l'huile essentielle... Mais au bout de quelques jours, j'ai réessayé malgré tout, et ça m'a fait du bien. Les boutons ont disparu maintenant, et je continue avec cette formule.
Par ailleurs, j'ai aussi fait appel à une coupeuse de feu. J'avais déjà entendu parler de ces "guérisseurs" qui ont le pouvoir - magique ? - d'apaiser les brûlures. Différentes personnes me l'ont conseillé, alors je me suis renseignée...
J'ai découvert avec étonnement que ça n'a rien à voir avec toutes les thérapies alternatives, plus ou moins douteuses, qui existent sur le marché. Car ce n'est pas sur le marché, c'est gratuit. Les coupeurs de feu sont les héritiers d'une sorte de tradition ancestrale, ils reçoivent ce don de soigner les brûlures et ne sont pas censés se faire payer.
J'ai donc appelé une dame dont on m'avait donné les coordonnées - en me disant : dans le meilleur des cas, ça marche et ça me fait du bien, dans le pire des cas, ça ne m'aide pas et c'est tout. Je n'avais strictement rien à y perdre, alors je l'ai fait.
Ça fonctionne à distance, pas besoin de se voir ni de se toucher. C'est plutôt de l'ordre de la prière. Chaque jour, cette dame a répété son rituel pour moi (et elle continue encore jusqu'à une semaine après la fin de la radiothérapie, car l'effet se prolonge). Elle n'avait besoin de connaître que mon prénom, mon âge, et la zone irradiée.
Alors, comment savoir si ça a marché ? Impossible de vous le dire. Mon radiothérapeute n'y croit pas du tout. Je n'ai pas été fort brûlée, mais c'est peut-être grâce à l'aloe vera, ou parce que mon traitement, étalé sur 28 séances, était moins intense que si j'avais tout reçu en 15 séances...
Etant croyante, pour ma part, je suis tout à fait ouverte à l'idée que ça m'a vraiment fait du bien, même si ça ne s'explique pas (encore) scientifiquement. C'est du même ordre qu'un repas qui, préparé avec amour, a meilleur goût. Les pensées de guérison, la prière, l'empathie, apportent un soutien on ne peut plus réel - de là à aider le corps à mieux combattre l'inflammation, il y a encore un pas, mais voilà...
Quand on se sent aimé, protégé, ça va généralement mieux, non ? C'est en tout cas le principe du "bisou magique" bien connu des enfants...
C'est une question de foi, au final, et on n'a pas encore beaucoup étudié les effets de la foi sur les corps physiques... En attendant, mon sein semble se porter de mieux en mieux et je n'ai rien perdu dans l'affaire - si ce n'est ma crédibilité auprès de certains esprits plus cartésiens ! Bon, ben ça, c'est fait...

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